À cause de la nécessité du moins dans un monde qui (nous) tend vers le
toujours plus:
*toujours plus de travail (alors qu'il y en a véritablement de moins en moins = licenciements journaliers à l'échelle mondiale),
*toujours plus deconsommation, alors que nous sommes gavés comme des foies gras) – tout du moins dans nos civilisations « occidentales ».
> Parce qu'il y a le plein et le vide
> Parce qu'il faut vider le bol avant de pouvoir le remplir
> Parce qu'il faut laver le bol avant de pouvoir s'en servir
> Parce qu'il faut laver le pinceau pour y poser une seule couleur (la première)
– j'allais dire : une seule lumière.
> " quand le disciple sera désert, il sera rempli de lumière. "
> dit l'évangile de St Thomas.
Vide et plein, (yin et yang), expiration et inspiration, systole et diastole, flux et reflux marées hautes et marées basses, bien et mal, notre bol vide ne se refuse rien, ne choisit pas, il est.
Étant mouvement, il évolue, ne se fige pas, il ira où il se doit, de lui-même :
« Assis tranquillement, ne rien faire.
Le printemps vient, l'herbe pousse d'elle-même. »
: extrait du Zenrinkushu, anthologie compilée par Eichô, comprenant des extraits de 200 livres et cité par R-H Blyth dans sa somme en 4 volumes Haiku , vol I, p.29., The Hokuseido Press, 1949.
(Extraits du "Bol vide")
Je vous invite à rendre visite au nouveau blog :
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